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Google a présenté le mercredi 30 septembre 2026 Gemini 4 Argon, son nouveau modèle de pointe pour le code, le travail de bureau en entreprise (finance, juridique) et la cyberdéfense. Dans le tableau publié par Google, il arrive en tête de 13 tests sur 18, et son prix de lancement est fixé à 2 $ le million de tokens en entrée. Mais au 5 octobre, aucune PME française ne peut l'utiliser : Argon est réservé à des spécialistes de la cyberdéfense sélectionnés par Google, qui ne donne aucune date pour la suite. Chez NOCODE IA, nous formons les équipes à Gemini et à Google Workspace : nous faisons le point sur son prix, son arrivée en France, ce qu'il pourra changer dans votre entreprise et la façon de vous y préparer dès maintenant.

Le billet est signé Koray Kavukcuoglu, vice-président senior de Google DeepMind et architecte en chef de l'IA chez Google. Argon y est présenté comme un modèle « conçu pour soutenir un raisonnement approfondi dans des workflows longs et complexes » (notre traduction). Autrement dit : moins de questions-réponses, plus de dossiers traités de bout en bout. Trois terrains sont mis en avant.
Le changement le plus concret est ailleurs : Argon peut produire jusqu'à 1 million de tokens dans une seule réponse, contre 64 000 auparavant, soit plus de quinze fois plus. Google y voit la marge qui permet au modèle de « réfléchir en profondeur » et de résoudre un problème difficile d'un seul tenant. En interne, une équipe d'agents Argon a ainsi analysé les mesures de performance des centres de données de Google et appliqué des optimisations qui ont libéré plus de 300 tébioctets de mémoire. La taille de ce qu'il peut lire, elle, n'est pas précisée dans le billet ; Artificial Analysis et Vals AI, deux organismes d'évaluation indépendants, indiquent 1 million de tokens.
Google compare Argon à GPT-6 Astra (OpenAI), Claude Fable 5.1 et Claude Opus 5.5 (Anthropic) sur 18 tests. Argon arrive en tête de 13 d'entre eux, dont un à égalité. Les plus parlants pour une entreprise :
Argon est en revanche derrière sur cinq tests, dont FrontierSWE, un autre test de développement logiciel (55,0 % contre 65,5 % pour Astra), Terminal-bench 4.0 (57,4 % contre 66,4 % pour Opus 5.5) et OSWorld-2.0, qui mesure l'utilisation d'un ordinateur (69,2 % contre 72,6 % pour Astra).

Google déploie Argon par étapes, en invoquant la prudence que demandent des capacités de ce niveau. Le calendrier, tel que l'annonce le décrit :
Aucune date n'est donnée pour ces deux dernières étapes. Au 5 octobre, Argon n'apparaît ni dans les pages de tarifs et de modèles de l'API Gemini, mises à jour le 1er octobre, ni dans les notes de version de l'application Gemini, ni dans la documentation de Google Cloud : aucun identifiant de modèle n'est publié. Rien n'est annoncé non plus pour Google Workspace (Gmail, Docs, Sheets, Meet) ni pour l'offre gratuite.
Et la France ? Google n'annonce aucune restriction pour l'Europe, et les deux premiers canaux prévus existent déjà chez nous : l'abonnement Google AI Ultra et l'API Gemini. Un précédent invite tout de même à la prudence : Gemini Spark, l'agent de Google, exclut l'Espace économique européen, la Suisse et le Royaume-Uni. Or Google étudie l'usage d'Argon dans Spark, a confié à CNBC le responsable produit de Gemini.
Côté API, Google annonce un prix de lancement de 2 $ par million de tokens en entrée et 10 $ en sortie, avec 95 % de remise sur les tokens d'entrée mis en cache. À la fin de cette période, dont Google ne donne pas la durée, le prix passera à 4 $ et 20 $. Artificial Analysis parle d'une remise valable « au moins un mois ». Quelques repères :
Attention au prix par tâche. Argon réfléchit longuement : Artificial Analysis mesure en moyenne 62 000 tokens de sortie par tâche de son indice, contre 27 000 pour Astra. Résultat : 1,99 $ par tâche au prix de lancement, 60 % du coût d'Astra, mais 3,98 $ au prix normal, environ 1,2 fois plus qu'Astra. Le prix affiché au million de tokens ne dit donc pas ce que coûtera un dossier traité.
Côté abonnements, les prix affichés en France le 5 octobre sont les suivants :
Notre conseil : ne souscrivez pas Google AI Ultra pour Argon tant que Google n'a pas daté son arrivée dans ce forfait. Et pour un usage professionnel, préférez les offres entreprise, dont les règles sur vos données sont plus protectrices (section 06).
Argon n'est pas encore ouvert : ce qui suit sont des pistes, pas des fonctions testées. Elles s'appuient sur les domaines où Google le dit le plus fort, et supposent qu'il arrive dans un outil que vous utilisez, l'API d'abord, puis peut-être l'application et Workspace. Le principe ne change pas : l'IA prépare, vous validez tout ce qui engage l'entreprise.
Pour tester ces pistes sans attendre, la plupart fonctionnent déjà avec les modèles disponibles aujourd'hui, chez Google comme chez Anthropic ou OpenAI. Argon promet surtout d'aller plus loin sur les dossiers les plus longs.
Ce que Google écrit sur l'usage de vos données dépend de l'offre, et c'est le premier critère à regarder :
Comme pour tout outil d'IA qui traite des données personnelles, vérifiez la base légale de chaque usage, tenez votre registre des traitements à jour, informez les personnes concernées, vérifiez que l'avenant de traitement des données de Google s'applique à votre compte, documentez les éventuels transferts hors de l'Espace économique européen et, souvent, conduisez une analyse d'impact (AIPD). Si l'outil lit les échanges de vos salariés, informez-les avant et, dès 50 salariés, consultez le CSE.

Côté sécurité, un agent qui lit vos e-mails ou des pages web peut être détourné par des instructions cachées dans ce qu'il lit : c'est l'injection de prompt. Sur le test de Gray Swan publié par Google, 0,7 % des attaques réussissent contre Argon en quinze tentatives, contre 1,0 % pour Opus 5.5 et Fable 5.1 et 8,5 % pour Astra. Un taux bas réduit le risque, il ne l'annule pas : un agent ne doit jamais pouvoir envoyer, payer ou supprimer sans votre accord. Le Blog du Modérateur rappelle enfin, à propos de l'accès sans garde-fous accordé aux membres de Fairwind, qu'un modèle capable de trouver des failles pour les corriger peut aussi servir à les exploiter.
Inutile d'attendre Argon pour gagner du temps : les modèles disponibles aujourd'hui font déjà l'essentiel des pistes ci-dessus. Notre méthode, appliquée à nos formations et à nos projets d'automatisation, tient en quatre étapes :
Nous mettrons cet article à jour dès l'ouverture d'Argon en France. Vous voulez d'abord aligner votre comité de direction sur la place de l'IA ? Notre formation CODIR est construite sur mesure.
C'est le nouveau modèle de pointe de Google DeepMind, annoncé le 30 septembre 2026. Il est conçu pour les tâches longues et complexes : développement logiciel, finance, juridique, cyberdéfense, analyse de graphiques et de vidéos longues. Il peut produire jusqu'à 1 million de tokens dans une seule réponse, contre 64 000 pour les modèles Gemini précédents.
Google n'a donné aucune date au 5 octobre 2026. Argon est d'abord réservé aux membres du programme Fairwind, des défenseurs cyber sélectionnés. Il ouvrira ensuite aux clients payants de l'API Gemini et aux abonnés Google AI Ultra, puis aux développeurs, aux entreprises et au grand public « dès que possible ». Aucune restriction n'est annoncée pour l'Europe.
Dans l'API, le prix de lancement est de 2 $ par million de tokens en entrée et 10 $ en sortie, avec 95 % de remise sur l'entrée mise en cache, puis 4 $ et 20 $ à la fin de la période de lancement, dont la durée n'est pas précisée. Pour les particuliers, le premier forfait annoncé est Google AI Ultra, à 99,99 € ou 219,99 € par mois en France.
Rien ne l'annonce au 5 octobre 2026. Les premiers accès prévus sont payants : l'API Gemini en version payante et l'abonnement Google AI Ultra. L'offre gratuite de l'application Gemini donne accès à Gemini 3.6 Flash et, de façon variable, à Gemini 3.1 Pro.
Pas à ce jour. Le 30 septembre 2026, Google n'a annoncé qu'un seul modèle de la génération 4, Argon. Les modèles disponibles restent Gemini 3.8 Flash dans l'API, et Gemini 3.6 Flash et 3.1 Pro dans les forfaits de l'application Gemini.
Selon le tableau de Google, il arrive en tête de 13 tests sur 18 face à GPT-6 Astra, Claude Fable 5.1 et Claude Opus 5.5, notamment sur l'automatisation de processus (51,3 %). Sur l'indice indépendant d'Artificial Analysis, relevé le 5 octobre, il obtient 53 points, autant que GPT-6 Astra, mais derrière Claude Opus 5.5 (58). Le meilleur modèle dépend donc de la tâche.
Google ne l'a pas annoncé au 5 octobre 2026. Gemini est déjà inclus dans Workspace, dans Gmail dès Business Starter (6,80 € HT par utilisateur et par mois en annuel), et dans Docs et Meet dès Business Standard (13,60 € HT), avec les modèles actuels. Google cite les « entreprises » parmi les publics servis après l'API et Ultra.
Cela dépend de l'offre. Avec Google Workspace et l'API payante, non : Google n'utilise pas vos données pour entraîner ses modèles sans votre accord. Avec l'application Gemini et un compte personnel, oui, sauf réglage contraire, avec relecture humaine possible. Dans l'Espace économique européen, Google AI Studio et le quota gratuit de l'API suivent la règle de la version payante.
Oui. Notre formation Gemini et Google Workspace dure 1 jour, à 450 € HT par participant en inter-entreprises, et le niveau initié 1 jour, à 650 € HT, à Toulouse, à distance ou dans vos locaux. NOCODE IA est certifié Qualiopi au titre des actions de formation : la prise en charge peut être demandée à votre OPCO selon votre branche. Laissez vos coordonnées dans le formulaire de cet article, ou appelez-nous au 06 31 15 38 54.
Gemini 4 Argon n'était pas ouvert au public le jour de cet article : les capacités citées sont celles décrites par Google, et les pistes sont des exemples, pas des retours d'expérience. Les citations sont traduites par nos soins. Les images sont des visuels de l'annonce de Google (© Google), reproduits pour illustrer cet article, qui n'a été ni commandé ni relu par Google.
Article signé Charles Meurin, fondateur de NOCODE IA.